8 Conseils pour vos entraînements sophrologiques

Publié le 19 Août, 2021

Vous avez décidé de faire une ou plusieurs séances de sophrologie en cabinet ou en groupe.  Et vous savez que les résultats en sophrologie ne se font pas par magie. Le mieux-être s’atteint par la répétition de la pratique.

A l’issue de la rencontre avec votre sophrologue, vous avez à votre disposition un enregistrement « audio ». Il va vous permettre de pratiquer en autonomie ; chez vous, dans la nature, au moment d’une pause au travail, en vacances…

Je vous propose ici 8 points clés pour optimiser ces moments que vous vous accordez.

 

Déterminez un moment et un objectif pour votre pratique

Vous avez fait le premier pas (le 1er RDV), vous avez en votre possession votre enregistrement « audio » (sur votre téléphone portable). A présent, vous pouvez maintenir votre motivation en pratiquant le plus régulièrement possible, selon le contexte du moment.

Trouvez le moment opportun dans votre quotidien :

  • le matin au réveil, pour démarrer la journée de manière positive,
  • en milieu de matinée, pour maintenir l’attention ou la concentration jusqu’à la pause déjeuner,
  • en début d’après-midi, en guise de « sieste » pour un moment de récupération,
  • en fin de journée au retour chez vous, pour un sas entre votre univers professionnel et personnel,
  • au moment du coucher, pour lâcher ce qui doit l’être et faciliter un meilleur sommeil.

Quoi qu’il en soit, trouvez le moment juste pour vous. Celui où vous serez pleinement disponible à vous-même, sans avoir le sentiment de prendre du temps ni sur d’autres occupations, ni à vos proches.

Un moment pour vous, parce que vous le valez bien !

Une fois ce moment trouvé, prenez le temps de réfléchir à votre intention  (ou inversement : déterminez votre objectif et le choix du moment en découlera naturellement !) :

« Qu’ai-je envie de mobiliser en moi, pour moi, au cours de mon exercice du jour ? »

En d’autres termes, prenez quelques instants avant le démarrer l’enregistrement pour penser à votre intention. Cela peut être le désir d’aller mieux, l’envie de s’accorder une pause, le besoin de se ressourcer, la nécessité de mobiliser son énergie, le souhait de lâcher la pression et les tensions… ou bien d’autres choses encore, au fur et à mesure de l’avancement dans l’accompagnement et selon les objectifs précis et individualisés que nous aurons fixé ensemble lors de notre premier rendez-vous.

Souvent l’intention de départ est aussi importante que le résultat obtenu.

 

Choisissez, adaptez, adoptez votre posture

En cabinet, nous pratiquons en position assise ou debout. Chez vous, soyez toujours libre de choisir la posture qui vous convient le mieux, selon votre état et votre besoin de l’instant.

Néanmoins, nous privilégions la posture sur une chaise parce qu’elle est tonique et active. Pour que la pratique sophrologique soit porteuse de sens, il est en effet important que vous restiez conscient, éveillé, présent à ce qui se vit en vous. Vous êtes le principal acteur de votre changement.

En adoptant cette posture tonique : votre dos droit est en appui contre le dossier, les fessiers sont au fond du siège, les cuisses en contact avec l’aplat de la chaise, les deux pieds bien à plat au sol, les mains sur les cuisses, conscient de ce contact de la paume de vos mains avec le tissu.

Et dans cette posture, fermez les yeux. Les yeux fermés, coupé du monde extérieur le temps de l’exercice, cela vous permet d’être plus attentif pour vous centrez sur votre monde intérieur, vos perceptions, vos sensations… Ce qui se vit et se manifeste en vous.

 

Prenez conscience de l’instant présent

En vous installant dans votre posture tonique, active, avant de fermer vos yeux, regardez autour de vous, observez l’endroit où vous vous trouvez. Là où vous êtes maintenant.

En prenant le temps de vous concentrer sur votre corps, vous êtes aussi dans l’instant, puisque conscient de ce avec quoi votre corps est en contact. Lorsque votre attention se porte sur votre sensation, vous êtes dans  « l’ici et maintenant ».

 

Autorisez-vous à contempler avec un regard neuf

Pendant votre entraînement, apprenez à contempler ce qui est là, en vous : les sensations corporelles, les ressentis, les pensées qui se manifestent peut-être, les idées qui apparaissent. Contemplez et accueillez tout ce que votre corps vous offre, … sans jugement, … sans apriori. Juste le constat de ce qui est.

Laissez –vous aller à porter ce regard neuf sur ce qui se présente à vous :

« Comme si c’était la première fois. »

Découvrez votre corps, vos sensations, vos émotions, les pensées… en portant ce regard « vierge ». Chaque pratique, sur un même contenu, sera différente. Laissez ici la magie opérer.

Autorisez-vous à porter un regard neuf sur vous-même, sur ceux qui vous entourent, vos proches, vos collègues, vos amis, des inconnus… et ce qui vous entoure, l’environnement proche, le contexte du moment, le monde.

Apprenez chaque jour à vous laisser surprendre par la vie, par les êtres, par les choses. Regardez les évènements, les situations, avec un regard neuf, sans les croyances, les certitudes, les schémas habituels. Faire « reset ».

 

Découvrez le principe de réalité objective, si cher à la méthode caycédienne

Comme je vous l’explique en séance, il est toujours important de respecter votre état du moment. Certains jours, vos mouvements seront plus amples, plus grands, plus rapides… et d’autres fois, ils seront peut-être plus lents, plus bas, plus calmes.

Parfois, et plus particulièrement au début de l’accompagnement, vous percevrez de la fatigue. Acceptez-le tout simplement, comme une réalité de votre état du moment. La pratique de la sophrologie n’est généralement pas la cause de cette perception. Cela est vraisemblablement le fait d’une dette de sommeil, un besoin de repos dans la période traversée.

Certains jours, des tensions ou des sensations d’inconfort seront peut-être présentes… voire subsisteront au-delà de la pratique. Apprenez ici à prendre conscience de ce que votre corps manifeste. Apprenez progressivement à l’écouter et à agir en conséquence. Posez-vous alors cette question : que puis-je faire face à cette manifestation ?

Acceptez la réalité objective du jour et autorisez-vous également à regarder ce qui est positif et agréable : quelle partie de votre corps va bien, ne manifeste ni douleur, ni gène, ni tension, ni fatigue ? Apprenez progressivement à porter le regard vers ce qui va bien. Ce qui est bon pour vous.

 

Apprenez progressivement à pratiquer en toute situation

Au début, il sera probablement nécessaire de pratiquer dans un endroit calme, sans bruit, sans interruption, en choisissant une certaine lumière. N’hésitez pas à informer vos proches de vos moments d’entraînement. Mettez –le cas échéant– une petite affiche sur la porte de la pièce où vous pratiquez : « Activité en cours. Merci de ne pas déranger ».

Au fil des entraînements, vous parviendrez progressivement à faire abstraction des bruits environnants. Peut-être même que la présence des bruits alentours vous permettra de prendre conscience du moment présent.

« Si j’entends la cloche de l’église du quartier, le chant du coq ou l’aboiement du chien de mon voisin, mes pensées ne sont alors ni dans le passé (ruminations des choses antérieures), ni dans le futur (préoccupations des choses à venir) ! »

Quoi qu’il en soit, soyez indulgent avec vous-même : les pensées et les idées parasites se manifesteront de temps en temps. Il s’agit alors d’en prendre conscience, d’accepter leur présence,  pour mieux les laisser passer. Vous pourrez vous concentrer sur vos sensations corporelles, votre respiration et la voie qui vous guide pour revenir tranquillement au moment présent.

 

Accordez-vous un temps de pause en fin d’exercice

En sophrologie, la pratique (respiration, mouvements, visualisation) est certes le moment central. Néanmoins, accordez-vous 10 minutes de pause avant de passer à autre chose.

Prenez ce temps pour vous, pour vous mettre pleinement et tranquillement à l’écoute de votre corporalité, vos sensations physiques, vos manifestations émotionnelles, vos pensées créatives issues de ce moment de calme et de parenthèse que vous venez de vous accorder.

Il serait dommage de se priver des informations positives, des idées nouvelles, des solutions qui se présentent peut-être à vous là, maintenant, dans ce moment de sérénité. Moment précieux.

 

Ecrivez….  exprimez-vous librement

A l’issue de cette pause d’intégration du vécu et de ce qui se manifeste encore, prenez le temps de mettre en mot. Ecrivez à la première personne, faites des phrases, choisissez librement chaque mot qui décrit selon vous ce que vous avez envie de transcrire de votre expérience de l’instant.

Offrez-vous un joli carnet et un beau stylo !

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1 Commentaire

  1. NATHALIE SAGET

    Je suis tout à fait d’accord ! Il est capital de s’autoriser à « se foutre la paix » de manière régulière, chaque jour dans l’idéal.
    Prendre du temps (ne serait-ce que quelques minutes) pour soi sans culpabiliser, oui, ça s’apprend,… et qu’est-ce que ça fait du bien !

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