9 recommandations pour AMELIORER NOS HABITUDES AU moment du coucher

Publié le 6 Août, 2021

Faites-vous partie des 25 à 33 % de la population qui souffre de troubleS du sommeil ?

Et au fait, de quoi parlons-nous ? Il s’agit de dysfonctionnements du cycle de sommeil. Souvent, ils se traduisent par :

  • une difficulté régulière à vous endormir,
  • une incapacité à maintenir le sommeil pendant toute la nuit,
  • des réveils précoces : aux aurores !

Au-delà de l’inconfort lié à l’insomnie, nous souffrons des conséquences induites sur la qualité de nos journées : humeur, fatigue, impatience… En effet, le sommeil est vital pour notre santé physique, mentale et émotionnelle.

Alors en attendant votre rendez-vous « sophro », comment faciliter l’hygiène « environnementale » du sommeil ? Voici 9 recommandations.

 

  1. SOMMEIL & CAFEINE : Evitez la consommation de boisson énergisante en soirée

Il est recommandé de limiter les boissons contenant de la théine et/ou de la caféine. Celles-ci sont présentes dans le thé, le café, le coca-cola, le guarana, certains médicaments, les boissons énergisantes. Toutes à éviter environ 6 heures avant le  coucher. Rappelez-vous que souvent nous prenons un café pour nous booster et éviter de somnoler (réunion, conduite…) !

  1. SOMMEIL & TABAC : Abstenez-vous de fumer au coucher

Il arrive qu’en fin de journée vous soyez tendus. Grande est alors l’envie « de griller » une cigarette pour se détendre. Néanmoins, il est conseillé de réduire, voire de s’abstenir de fumer quelques heures avant de s’endormir. Ce conseil vaut également en cas de réveil en pleine nuit. En effet, la nicotine (comme la caféine et l’alcool) a pour effet de retarder le sommeil et le rend également plus léger.

  1. SOMMEIL & ALCOOL : Réduisez les boissons à base d’alcool avant de dormir

Exit le vieil adage de la petite dose d’alcool dans le biberon ! Et si pour certains, un petit verre en fin de journée grise et fait fuir les pensées négatives, il est important d’avoir conscience de l’effet « excitant » de l’alcool.  Certes, il aidera peut-être à s’endormir, mais il provoquera des effets désagréables en pleine nuit ou lors des nuits suivantes : sueurs, transpiration, parfois même angoisse…

  1. SOMMEIL & ALIMENTS : Sélectionnez les DENREES de votre souper

Tout est question d’équilibre et de bon sens. Il s’agit avant tout de bien se connaitre pour déterminer ce qui est bon pour soi. Chacun réagit différemment aux aliments.

Toutefois, il est recommandé d’éviter de trop… boire et manger avant le coucher. Nous l’avons vu juste au-dessus (boisson énergisante et alcoolisée) et cela est vrai aussi pour toutes les autres boissons, à réduire quelques heures avant votre coucher, simplement pour éviter ou réduire les réveils liés à la nécessité d’aller aux toilettes en pleine nuit.

Quant aux aliments, il s’agit d’éviter les plats trop gras et trop sucrés ; tout comme il est recommandé de ne pas se coucher l’estomac vide.

Quelques aliments sont à privilégier : le poisson, les légumes et les fruits (en particulier banane et cerise), les noix et les amandes, certaines tisanes, le miel et le chocolat noir, les céréales complètes. J’invite souvent les personnes à utiliser un petit carnet. Notez-y ce que vous avez consommé dans les quelques heures qui précédent votre coucher, et le lendemain, annoter la qualité de la nuit passée. Au fil de quelques jours d’annotation, vous aurez une idée plus précise des aliments et boissons qui vous font du bien et ceux qui ont un impact sur votre sommeil. Nous ne réagissons pas tous de la même manière aux mêmes aliments.

  1. SOMMEIL & SPORT : Choisissez l’activité physique et l’heure de sa pratique

L’activité physique idéale (bouger, marcher, …) est celle qui s’adapte à votre âge, à vos capacités et à vos affinités. Faire du sport ne signifie pas nécessairement adhésion à un club, port d’une tenue spécifique et onéreuse, entraînement olympique. Il peut s’agir de jardinage, de ménage, de marche (stationner plus loin que l’endroit où l’on se rend), usage privilégié des escaliers (plutôt que l’ascenseur) …  Une pratique physique quotidienne contribue à diminuer les tensions (stress) et améliore le sommeil en réduisant le temps d’endormissement. Il est cependant conseillé d’éviter les exercices environ 3 heures avant de se coucher. Et là aussi, adaptez à votre situation particulière. Prenez le temps d’observer ce qui est bon pour vous, en particulier. Les conseils sont souvent généralistes. Qu’est-ce qui est juste et bon pour vous ? Parfois, une petite promenade après le dîner peut aider à s’aérer et à laisser partir les pensées et préoccupations de la journée. Rencontrer un voisin, prendre des nouvelles des uns et des autres aide à se changer les idées, à se dégourdir les jambes… Et cela peut pour certain d’entre nous, aider à mieux nous endormir. Testez !

  1. SOMMEIL – SON & LUMIERE : Optez pour le calme et la pénombre

Trouvez  -là encore- ce qui est juste et bon pour vous. Expérimentez et adaptez selon vos propres besoins :

  • la lumière : parfois elle dérange, d’autre fois elle est nécessaire. Préférez-vous le noir total (volet et porte fermés, rideau opaque) ou un minimum de luminosité (veilleuse – porte entrouverte..) ?
  • le bruit : lui aussi est parfois gênant, d’autre fois utile et rassurant. Optez selon votre situation pour des bouchons d’oreille, une musique de fond pour couvrir les bruits de la maison et peut-être faudra-t-il améliorer l’insonorisation de votre logement afin de réduire les bruits de la rue.

7. SOMMEIL & TEMPERATURE : Prenez la température !

Nous prenons souvent la température corporelle ou celle extérieure. Nous avons peu l’habitude de relever la température de la pièce où nous vivons et dormons. Pourtant, une chambre trop froide ou trop chaude peut largement influer sur la qualité et la quantité de notre sommeil. Difficile de dormir si nous grelottons ou si nous transpirons. Si j’ai les pieds gelés au moment du coucher, mon corps va devoir augmenter ma température interne. Or, si cette température corporelle est trop élevée, elle empêche l’endormissement. Il vaut mieux, parfois, être moins glamour et enfiler une grosse paire de chaussettes ! Communément, la température idéale se situe entre 15 et 20°C.

  1.  SOMMEIL & MOBILIER : Investissez dans la qualité de votre literie

Une bonne nuit de sommeil peut largement être liée au positionnement de votre lit dans la pièce, la qualité de votre sommier et de votre matelas, la texture de vos draps (coton, soie, flanelle…), le contenu et la forme de votre oreiller (lourd ou léger, plume ou mousse, classique ou à mémoire de forme). Prenez soin de bien les choisir.

  1. SOMMEIL & ECRAN : réduisez le temps passé devant les écrans

En ces temps où nous avons découvert le couvre-feu, en voici un que vous devriez adopter : le couvre-feu digital ! Nous sommes déjà fortement sensibilisés à l’impact de la lumière bleue des écrans (smartphone, tablette, ordinateur, télévision) au niveau de la rétine. Cette lumière envoie un message « jour » à notre cerveau. Difficile pour lui, dans ces conditions, de trouver le sommeil !

A cela s’ajoute l’hyper-activisme que nous mettons en œuvre lorsque nous surfons sur nos supports. Nous passons d’une page à une autre : notre boite mail pro et perso, les nouvelles plus ou moins stressantes, les infos mondiales, les films oppressants ou angoissants, les réseaux sociaux,  … …. Notre cerveau est ainsi hyper stimulé alors qu’à l’heure du coucher, il devrait être en mode « calme ».

Sans compter que la proximité de tous ces appareils a une incidence sur notre santé en général (impact des ondes émises sur notre corps et notre santé).

Et si ces recommandations ne suffisent pas à améliorer votre sommeil, il est alors temps de prendre rendez-vous pour découvrir les techniques spécifiques de la sophrologie pour vous accompagner de manière individualisée à retrouver votre sommeil, sain et récupérateur.

Ces termes sont-ils juste le reflet d’une mode du moment (films, séries, articles de presse…) ou s’agit-il vraiment de prendre ce sujet à la hauteur des besoins et des difficultés rencontrés par les personnes concernées ?

Prenons le temps de nous attarder un peu sur les différents termes : de quoi parle-t-on et quelles sont les causes de ces manifestations ? Comment peut-on identifier si l’on est concerné ? Existe-t-il des tests ?

Vous ou quelqu’un de votre entourage est-il concerné ? Dans ce cas, pourquoi est-il important de le savoir ?

En quoi la sophrologie peut-elle nous aider ?

Commençons par préciser de quoi nous parlons

Le sous- titre de cet article reprend quelques-uns des termes utilisés dans les champs scientifiques ou médiatiques. Chacune de ses caractéristiques mériterait d’ailleurs un article spécifique, tant les manifestations et l’accompagnement sont différents.

Dans cet article, je vais m’attarder davantage sur les hypersensibilités.

Prenons toutefois le temps de préciser ce que signifient ces différents sigles.

HPI : Haut Potentiel Intellectuel (ou précoce intellectuel). Sont considérées comme surdouées ou HPI, les personnes dont le Quotient Intellectuel est supérieur à 130. Cependant être surdoué, c’est bien plus qu’avoir un QI élevé.

A leur rencontre, j’ai appris à écouter leur vécu et je préfère aujourd’hui parler de personnes aux intérêts et aux intelligences multiples. Qu’est-ce donc ? Les intelligents multiples sont spontanément intéressés par beaucoup de domaines, et au-delà de leur appétence pour ces sujets, ils sont très souvent (sur)douées dans ces domaines et plus largement dans les sphères intellectuelles, émotives ou cognitives, physiques et créatives : les langues, les logico-maths, les matières scolaires classiques, le sport, la musique, le chant, les arts, la nature, la justice, le bricolage, les méthodologies… etc …. etc ! Parfois, ces personnes sont « douées » ou « surdouées » sans en avoir conscience.

« Mais non, je ne suis pas doué. La réponse à ta question est logique et simple » dit Micka. « Ah bon ! Et est-ce que tu penses que c’est aussi facile pour tous les élèves de ta classe ? » dis-je.

EP : Enfant Précoce ou EIP : Enfant Intellectuellement Précoce, terme spécifiquement utilisé par l’Education Nationale, qui dispose de Référent EIP. Les enseignants peuvent faire appel à eux afin d’avoir des conseils pour accompagner au mieux ces élèves atypiques. Un PPRE, Programme Personnalisé de Réussite Educative, peut alors être sollicité avec l’accord préalable des parents.

Précoce laisse entendre « en avance » pour son âge. Ils montrent de l’intérêt pour pleins de sujets, très tôt, très jeune.  Les parents s’étonnent souvent :

« Il passe beaucoup plus de temps avec des adultes qu’avec des enfants de son âge ».

HSE : Hyper Sensible Émotionnel.  On entend souvent : « il/elle pleure pour un rien ». Qu’en est-il ? … Ces personnes ont une perception intense des émotions.  Nous allons y revenir plus longuement dans la suite de cet article.

HSS : Hyper Sensible Sensoriel. Tout ou partie des 5 sens sont plus affûtés que chez la majorité des personnes. On y reviendra également plus en détail.

Zèbre : personne atypique et singulière (chaque zèbre n’a-t-il pas des rayures uniques, comme nous avons nos propres empreintes digitales). Zèbre signifie que chaque personne présente des manifestations singulières. Il n’existe pas de profil type. Tous ne présentent pas un ensemble de caractéristiques identiques, nous l’avons dit plus haut.

Douance : « un enfant est dit doué quand son rythme de développement intellectuel est (très) supérieur à celui de la moyenne des enfants du même âge, alors que son développement affectif et relationnel correspond aux normes de son âge ». Son état émotionnel peut souvent être perçu comme « immature ». Ce terme -la douance- est surtout utilisé au Canada. Il l’est depuis peu en France.

ET : Extra-Terrestre, c’est le terme qu’utilisent les personnes concernées par le sujet. Extra-terrestres car elles ont clairement le sentiment de vivre sur une autre planète, d’être décalé, incompris, … pas à leur place ! « Parfois, j’ai l’impression d’être fou/folle » témoignent souvent les adolescents, … et les adultes.

« Enfant en récré, puis ado en soirée, et maintenant adulte, lors d’un apéro ou d’une sortie, je ne trouve pas mon alter ego. La personne avec qui je me sens comprise. La situation où je n’ai pas le sentiment d’être totalement décalée », dit Marceline – 54 ans.

 

Depuis 2019, il existe la journée mondiale de la sensibilité (le 13 janvier) créée par Saverio Tomasella (*).

Puisse cette action aider à mieux communiquer sur ce sujet, afin d’apporter des clés, des outils, des éléments de compréhension aux intéressés, à leurs parents et fratrie, grands-parents et ami-es, aux éducateurs, entraineurs et autres enseignants et professeurs, collègues et supérieurs. Et si le sujet concerne certes les enfants, il touche également les adolescents, les adultes… et même des séniors qui trouvent parfois tardivement –et enfin– une explication à leur vécu, leur parcours atypique.

« Je comprends enfin pourquoi j’ai toujours tout perçu de manière si différente de mes ami-es et proches » dit Ancelin, 78 ans.

Qu’est-ce que l’hyper-sensibilité ? Qui sont ces hypersensibles ?

Les spécialistes s’accordent à dire que l’hypersensibilité n’est pas une maladie, ni un trouble. Ce n’est pas non plus une faiblesse. Il s’agit d’un trait de caractère, un tempérament. C’est une manière différente de percevoir les évènements, une sensibilité plus forte au monde, aux autres, à soi…, aux émotions et parfois aux différentes sensorialités (ce qui est perçu par les 5 sens).

« Il s’agit d’un type de fonctionnement du cerveau, qui peut concerner des aspects émotionnels, sensoriels et physiologiques », dixit Cathy ASSENHEIM, neuropsychologue.

« Les neurosciences démontrent que le cerveau d’un individu hypersensible n’est pas structurellement différent de la moyenne de la population, mais son système de traitement neuro sensoriel lui confère une façon spécifique de percevoir le monde qui l’entoure et de ressentir ses émotions ou ses sensations. » poursuit-elle.

 

Une sensibilité élevée -également- pour tous les sujets de la vie, un sens aigü de la justice et un besoin fort de cohérence, de logique, de pertinence. Une excellente mémoire parfois. En effet, lorsqu’ils posent une question, abordent un sujet, et que vous proposez d’y revenir plus tard, généralement ils ne lâchent rien. D’un moment à l’autre, d’une semaine à l’autre, ils nous relancent : « tu n’as pas oublié ma question ? Tu n’as pas oublié d’amener cet objet, article ou matériel… ! ». Si ce n’est pas :  « mais ça, on en a déjà parlé. Pouvons-nous passer à un autre sujet ou exercice ? ».

Hyper, cela signifie que les choses sont plus intenses : les émotions sont perçues avec plus de force, les siennes et celles des autres. Les sens sont plus affutés. Les sujets d’intérêts sont plus nombreux et plus approfondis. Et chez les tout-petits, déjà, les questions fusent. Ils ont besoin de sens, de comprendre, de démonter et remonter des objets pour en découvrir le fonctionnement.

Et, pour une fois Homme / Femme sont à équité. Nous sommes touchés à part égal. Peut-être, néanmoins, peut-on dire que filles et garçons ne gèrent pas tout à fait de la même manière leur sensibilité. Là où les garçons sont souvent qualifiés de perturbateurs, les filles sont davantage dans le camouflage, le masque. Elles tentent peut être davantage de dissimuler les choses pour ne pas se faire remarquer.

Lorsqu’un hypersensible est en colère, il ressent très fort cette colère. L’hypersensible perçoit sa colère dans tout son être. Comme tout le monde, et peut être avec beaucoup plus d’intensité. Elle est très envahissante, quelque fois très inconfortable. Souvent, il leur est difficile -voire impossible- de comprendre ce qui leur arrive. Ils ne parviennent pas à faire du lien entre une information extérieure (ou intérieure) et les émotions ou sensations qui se manifestent en eux. L’émotion amène milles questions et les ressentis ou pensées peuvent mettre du temps à s’en aller. Accordons-nous à dire que ce débordement émotionnel peut aussi être difficile pour les adultes.

Lorsqu’un hypersensible est heureux, joyeux, content,… tous les pores de son corps le transpirent. Il a alors besoin et envie de communiquer cette joie à tout le monde. Tout de suite ! Il ne comprend pas que -parfois- ce n’est pas le bon moment.

Lorsqu’un hypersensible entre dans une pièce où des personnes sont en tension, il le perçoit généralement instantanément. Souvent d’ailleurs, l’hypersensible ressent les émotions des autres très intensément, comme si c’est lui-même qui vivait la situation. Déroutant ! Nathanaël, 12 ans, me disait, en parlant de la tristesse d’une amie :

« je le sens si fort que j’ai l’impression que c’est à moi que ça arrive »

Quant à l’hypersensibilité sensorielle, elle est souvent le fait d’enfants « surdoués ». Elle constitue un trait de caractère particulier : les choses perçues par l’un des cinq sens, le sont -là aussi- avec beaucoup d’intensité. Imaginez que les choses sont vues, ressenties ou perçues avec une loupe hyper grossissante.

Les sons et les paroles sont perçus avec une grande acuité. « Ma famille m’appelle la petite commère », me disait Naïla l’autre jour. « Ce n’est pas de ma faute si j’entends bien, … très bien. Même lorsqu’ils chuchotent ! ». On parle parfois d’hyperacousie.

Les sensations corporelles sont parfois très intensément ressenties : Rohan demande systématiquement à sa mère de couper toutes les étiquettes à l’intérieur des vêtements. Il retire chaussures et chaussettes dès que nous démarrons la séance. « La couture du bout des chaussettes me gêne ». On peut appeler cela l’hyperkynesthésie.

D’autres personnes sont très sensibles au bruit et/ou à la lumière. Lorsque la luminosité extérieure est importante, Achille tire instantanément les rideaux ou les volets de la pièce où nous travaillons. Hugo se bouche les oreilles lorsque les sons, les bruits alentours sont trop forts. Jarod se plaint souvent de migraine. Warren, alors que nous travaillons dans une salle au milieu d’un bâtiment, réagit à un bruit bien extérieur… celui qui provient d’une tondeuse, quatre ou cinq rues plus loin : « Ce bruit de fond m’empêche de me concentrer sur ce que dit mon maître, je n’entends que cela ». Luka peut avoir un comportement très agressif lorsque, les jours de pluie, sa classe fait sport ou récré sous le préau, très/trop sonore. L’écho des cris des enfants est ressenti dans tout leur corps avec inconfort et incompréhension.

« Quand le bruit des autres est trop fort, je crie encore plus fort pour couvrir, pour ne plus entendre tous ces sons insupportables » dit Mia lors du bilan des séances de groupe.

Et puis, il y a les personnes à l’odorat très développé : l’hypersensibilité olfactive. Gaëtan est capable de reconnaitre les personnes à leur odeur corporelle. Il est aussi capable, sans le voir, de repérer un fumeur à 50 mètres de lui, lui tournant le dos. Et puis, il y a cette parole très spontanée : « tu pues ! » lorsqu’ils sentent une odeur de transpiration après l’enchaînement des exercices dynamiques.

 

Quelques chiffres ?

20 millions de personnes en France sont concernées. On dit qu’actuellement se sont environ 20% des individus qui sont touchés par une hyper-sensibilité. Et certains spécialistes annoncent que ce chiffre va augmenter, pour atteindre probablement 30% de la population.

Quant aux HPI, les chiffres sont plus bas : on parle de 2.3% de la population.

Vous l’aurez compris, douance et sensibilité sont deux aspects différents de la personnalité. Néanmoins, parfois elles peuvent être présentes en même temps : l’enfant est à la fois doué et sensible. Parfois, on peut constater la présence d’une douance, d’une sensibilité et de troubles de type « dys- » (-lexie, -orthographie, -graphie, -praxie et/ou attention, concentration). Et parfois, un seul trait de caractère est présent.

 

Quelles sont les causes de ces traits de caractère ?

Les études sur ces thématiques sont relativement récentes. Les connaissances évoluent régulièrement. De nombreux scientifiques continuent à étudier ces sujets pour mieux nous aider à comprendre et accompagner.

L’origine de ces tempéraments reste encore difficile à expliquer avec certitude. Néanmoins, les spécialistes établissent que les causes sont multifactorielles : elles seraient un savant mélange entre « prédispositions familiales », « expérience de vie » et « impact de l’environnement ». Choc émotionnel, stress post-traumatique… peuvent être quelques-unes des causes possibles.

Ces traits de personnalité peuvent donc être en lien avec le vécu, depuis la prime-enfance, voire de la période intra-utérine. Et, plus tard, lorsque l’adolescent vit ou subit un stress très fort, dort peu ou mal, la combinaison de ces deux éléments peut momentanément renforcer son hypersensibilité. Les épreuves, les changements majeurs constituent parfois ces périodes temporaires.

Enfin, certains professionnels pensent que les changements hormonaux peuvent avoir une influence sur la perception des émotions, des sensations.

 

Comment peut-on savoir si l’on concerné ? Existe-t-il des tests ?

Pour les hyper-sensibles : depuis plusieurs années déjà, Elaine ARON spécialiste américaine du sujet, a créé un questionnaire. Saverio TOMASELLA a adapté un questionnaire en français : https://www.saveriotomasella.com/test.

Pour les hauts potentiels : un test existe, que seul un psychologue spécialisé est habilité à vous faire passer.

 

Quels sont les signes les plus significatifs, permettant de se sentir « atypiques » ?

  • Une capacité à traiter de grandes quantités d’informations et de les analyser rapidement,
  • Une perception et un traitement des informations sensorielles détaillés,
  • Une grande fatigabilité,
  • Un besoin important de justice, de cohérence,
  • Une grande sensibilité au stress,
  • Une grande sensibilité émotionnelle,
  • Beaucoup d’empathie.

Les personnes atypiques sont aussi curieuses, parfois solitaires, souvent perfectionnistes, s’ennuyant dans certains contextes.

Nous avons tous l’un ou l’autre de ces signes. Cela ne fait pas de nous tous des hyper-sensibles. Pour être reconnu hypersensible ou précoce, il doit y avoir plusieurs signes en présence en même temps. Et cela doit alors être validé par un-e  spécialiste dans ce domaine de compétence.

 

Comment la Sophrologie peut aider à mieux vivre cette singularité ?

La sophrologie permet avant tout de mieux se connaitre. Mieux comprendre le fonctionnement de notre corps, de nos pensées, de nos émotions, de nos sensations… pour mieux vivre son atypie.

Pour les enfants, les adolescents, les adultes, en tant que sophrologue, nous apportons des outils concrets pour apprendre à identifier ce qui se passe en eux, pour leur permettre de comprendre et d’agir différemment, pour moins subir les situations inconfortables et difficiles.

Je rencontre des tout-petits, 3/6 ans, qui témoignent des montagnes russes qu’ils vivent, toutes ces émotions vives et diverses, ressenties au fil de la journée. Faïza, visage peiné, me dit :

« Je suis très triste aujourd’hui. Mon papa me manque. Je suis différente des autres. Et je n’ai pas d’ami-es. Je suis allée pleurer toute seule, dans un coin de la cour ».

Vous l’aurez constaté au fil de cet article, stress et fatigue sont des amplificateurs de sensibilité. La sophrologie va aider à acceuillir les émotions, améliorer la qualité du sommeil.

La sophrologie dispose de divers outils pour comprendre ce qui se vit dans notre corps, notre mental. Elle permet de mieux se connaitre, mieux réguler les émotions, le stress, l’angoisse, la fatigue. Apprendre à diminuer la charge mentale.

Le sophrologue adapte les conseils et les pratiques à chaque situation particulière, selon le vécu et les sensibilités repérés.

Ma pratique et mon accompagnement sont étayés par mes expériences professionnelles antérieures, ma formation de sophrologie caycédienne, mes formations régulières spécifiques sur ces thèmes, les nombreuses personnes accompagnées, un vécu, des proches touchés par ces thématiques.

 

Alors, cadeau ou fardeau ?

Au fil des séances d’accompagnement, la sophrologie aide à mieux se connaitre pour mieux accepter et vivre avec ses différences. Chacun-e apprend à apprivoiser ses perceptions. Chacun apprend à réfléchir et trouver en quoi sa singularité, sa personnalité, ses compétences particulières vont être des atouts dans la vie personnelle, sociale, familiale et professionnelle.

Toute l’énergie dépensée au niveau des émotions accumulées a un impact sur le plan physique. Fatigue accrue, trouble du sommeil, tension nerveuse, dérèglement digestif, anxiété souvent accrue, risque d’épuisement.

La sophrologie aide à mieux se connaitre pour mieux vivre sa singularité. Trouver sa place dans les différents domaines de vie. Agir et non plus subir sa réactivité. Savoir se mettre en retrait pour se ressourcer.

L’idée étant de pouvoir petit à petit allèger le fardeau pour laisser se dévoiler tous les potentiels, toutes les portes qui peuvent s’ouvrir à ces multiples potentiels, à vos multiples pontentiels.

 

Quelques références :
  • Elaine ARON, psychologue américaine, auteure et créatrice d’un test de repérage / hypersensibilité
  • Nathalie ALSTEEN, créatrice du congrès de la Douance
  • Cathy ASSENHEIM, neuropsychologue – propose un diagnostic en ligne
  • Séverine GUY, éducatrice spécialisée et mère d’enfants à haut potentiel, créatrice de congrès
  • Siegfried CEY, créateur de l’Université des Hauts Potentiels
  • Jeanne SIAUD-FACCHIN, psychologue clinicienne, auteure et fondatrice de Cogito’Z
  • Fabrice MIDAL, philosophe et auteur
  • Saverio TOMASELLA (*), psychologue, psychanalyste et auteur. Créateur de l’Observatoire de la Sensibilité et d’un test de 40 questions pour repérer son hypersensibilité (ou non)
  • Christelle PETITCOLIN, auteure du livre « Je pense trop »
  • Monique HUON de KERMADEC, auteure des livres « La Femme surdouée », « l’adulte surdoué », « Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans » …
  • Daniel GOLEMAN, psychologue américain et auteur de l’ouvrage « L’intelligence émotionnelle »

Etre sensible et different, fardeau ou cadeau ?

HPI, HS, zèbre, surdoué pour les uns. Extra-terrestre pour les autres ! Comment la sophrologie peut vous aider ?

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